🌎 Digital Nomad: Ma Nouvelle Vie 🌍

 

Pourquoi j’ai quitté ma vie pour devenir digital nomad 🏃

 

Changer de perspective sur ce qui compte

En tant que français sortant de plusieurs années d’études post-bac, rien ne te conduit à te dire que tu vas devenir digital nomad. Tu es concentré sur une seule et unique chose: obtenir un CDI pour entrer sur le marché du travail.

C’est la crise, le chômage ne fait qu’augmenter, la compétition est féroce, il faut absolument ce foutu contrat. Car si tu as ce contrat, tu auras la stabilité. La sécurité.

Tu feras un crédit, tu achèteras une voiture. Puis tu trouveras une femme, pas trop moche si tu as de la chance. Achèteras une maison. Feras des enfants. Les verras grandir. Puis tu mourras.

Le bonheur est là.

C’est ce qu’ils veulent te mettre dans la tête, du moins. La société veut que tu fasses cela. Tes parents te disent de trouver un job. “Si tu as un travail, tu as tout“.

C’est de là d’où je viens en tout cas: famille de classe moyenne (grands-parents agriculteurs, père ouvrier et mère secrétaire) où le travail est une valeur très importante.

Cependant, ce n’est pas ce que j’attendais de la vie.

Ca l’a jamais été, en fait. Je ne me suis jamais retrouvé dans ce mode de vie et de pensée. F*ck stability.

 

Arrêter de parler et passer à l’action

En réalité, j’ai toujours voulu vivre, expériencer et aimer.

Etre libre. Mais le devenir de façon intelligente.

J’ai donc finalement signé ce CDI après mon premier stagiaire. Je l’avais fait!

Maman! J’ai une nouvelle incroyable pour toi. Tu vas être si fière! Ils me gardent dans mon entreprise après mon stage. J’ai un CDI, ca y est. J’entre dans le game!

Intérieurement, je n’étais pas fier de moi.

J’avais fait ce que je devais faire, tout simplement. J’ai essayé de continuer. J’avais le CDI, la copine, le nouvel appartement, la nouvelle voiture. Je gagnais mon propre argent, payais mes factures. J’étais indépendant.

J’avais tout ce dont il fallait, selon la société elle-même. Mais je n’ai jamais été réellement heureux là-dedans.

Je suis resté dans cette vie 2 ans et demi. Je me sentais confiné, enfermé.

Si je faisais énormément de yoga pensant trouver la paix intérieure, elle n’est jamais venue. Mon boulot était naze. C’était à l’ancienne, les gens avec qui je travaillais ne comprenaient même pas ce que je faisais. Ils pensaient que j’étais sur Facebook toute la journée. Pas terrible pour évoluer.

Un jour, j’en ai eu marre plus qu’un autre. J’ai décidé de partir. Grâce au chômage, c’est possible en France, puisque la couverture sociale t’aide à vivre en te donnant chaque mois de quoi payer tes factures pendant assez longtemps.

Une semaine plus tard, j’en ai parlé à mon patron, et on a organisé mon départ. Cela a pris 2 mois, le temps de négocier les conditions de départ et de trouver un remplaçant. Mais tout était dès lors déjà plus léger.

 

Quitter sa zone de confort

Alors imagine moi sur mon lit: j’avais perdu le travail, et la copine aussi (elle n’était pas vraiment d’accord avec mon choix de vie nouvelle). Mais je n’étais pas triste.

J’étais juste libre. Et c’était assez pour me donner le sourire.

J’aurais pu me sentir mal. Mais j’étais confiant en mes compétences et ma capacité à rebondir, travailler en freelance, surtout. J’ai beaucoup travaillé pour étendre mes compétences et les mettre en avant. Je savais que cela paierait.

Un soir, je suis allé à la plage, près de Montpellier. J’ai pris ma magnifique voiture, j’ai conduis jusqu’à la plage, je me suis garé et suis sorti. J’ai marché jusqu’au bord de mer, je me suis assis, et je suis resté ici pendant 3 heures, peut-être plus, à ne rien faire. Sans smartphone, pour ne pas être dérangé.

À ce moment là, je me suis senti bien. Mieux que ce que je ne m’étais senti depuis très longtemps. Je me souviens m’être dit : “c’est le moment, tu peux te lancer“.

Ce soir là était le début de ma nouvelle existence.

Celle que je vous raconte ici. Depuis, je ne l’ai jamais regretté, pas même une fois.

 

Comment je vis en tant que digital nomad 🌴💻

 

Le travail avant le voyage

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Quand vous pensez digital nomad, vous imaginez la plage de sable blanc, le soleil, et vous en train de travailler au milieu de tout ça. Et bien, oui et non.

En réalité, la vie de digital nomad me concernant ressemble davantage à cela. Avez -vous déjà songé à votre productivité en bossant sur la plage, sans compter sur le fait qu’il n’y a rien de plus désagréable: le soleil fait qu’on ne voit rien sur l’écran et le sable se met partout dans les touches de votre ordinateur. Non, sincèrement c’est pas sérieux.

Alors voilà, souvent, ca se passe comme ça, 7 à 12h par jour. Ca fait moins rêver que tout ce qu’on en voit, mais c’est comme ça.

Le travail avant le voyage, car c’est lui qui vous fait voyager.

 

Le rythme de voyage

Au début, je voulais aller partout, tout le temps. Mais très rapidement, tu peux ressentir une fatigue physique et émotionnelle liée au voyage. C’est pourquoi je pense que faire un maximum d’endroits en un minimum de temps n’a pour but que d’en jeter plein les yeux à ses followers Instagram. Je n’en vois strictement pas l’intérêt.

Ce que j’aime personnellement, c’est de rester plusieurs mois dans le même endroit, pour un tas de raisons: vivre dans un lieu, et non pas le visiter; se rapprocher des autochtones afin de vivre comme eux; entrer en profondeur dans une culture; etc.

Il s’agit de prendre son temps. Je ne suis pas en tour du monde, personnellement.

 

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Le bon côté du digital nomad

3 à 4 mois me semble une période idéale afin d’éviter la lassitude et de trop s’attacher, ce qui rend les départs émotionnellement difficiles.

 

Confessions d’un digital nomad 🙉

Il y a quelques jours, je perdais mon temps à scroller ma timeline Facebook jusqu’à ce que je vois ce post d’un ami digital nomad que j’ai rencontré à Lisbonne.

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Oui, ça m’a fait réfléchir. Beaucoup. Parce qu’il marque un point: sommes-nous réellement en train de parler de la vie de rêve quand on évoque la vie de digital nomad?

Alors au lieu de faire un autre article sur toutes les choses que vous pouvez et devriez faire pour atteindre le bonheur du digitial nomad, je veux plutôt vous parler des problèmes que vous allez rencontrer en suivant ce style de vie.

Voici ce que j’ai appris jusqu’à maintenant, et pourquoi ce n’est pas une vie pour tout le monde. De vraies confessions ici, sans aucun filtre.

Les sacrifices du digital nomad

Pour commencer, si vous choisissez de vivre une vie de digital nomad pour une longue période, il faut que vous sachiez que ce sont de longs sacrifices.

Aller à la rencontre de l’inconnu signifie être loin de sa famille et de ses amis. C’est un choix difficile à faire, et tout le monde n’en est pas capable.

La solitude du digital nomad

La première fois que j’ai rencontré l’auteur du post, on a eu cette discussion à propos de la solitude du digital nomad. Cela faisait 1 an et demi qu’il était sur la route, et s’il adorait son voyage et tout ce qui en découlait, cela ne l’empêchait pas de se sentir vraiment seul.

Ceci est le paradoxe de notre vie de nomades: tu es amené à rencontrer de nouvelles personnes en permanence, mais à la fin, tu te retrouves seul.

Ne t’attends pas à construire une relation amoureuse sur la route

Personnellement, j’ai essayé tout type de relation.

Ceci est uniquement à propos de mon expérience personnelle. J’ai rencontré des couples qui prenaient la route ensemble, et ils étaient très heureux. Je pense que c’est le seul moyen de réellement construire une relation en voyageant: voyager avec l’autre.

Try harder to build a routine

La routine est l’ennemi du progrès.

C’est plus ou moins ce qui résume ma façon de penser. En fait, je dirai même plus: c’est la fondation de mon parcours d’aujourd’hui.

The snapchat memories

Utiliser l’expression The snapchat memories est un bon moyen de parler de ce que tu vis en tant que digital nomad.

En fait, tu es amené à rencontrer beaucoup de monde. De bien des manières et dans des lieux très différents. Ce qui te conduit à construire en permanence de nouvelles relations. Ces relations sont très intenses, sincères et réelles. On ne trouve ces relations que lorsque l’on voyage. Le caractère éphémère de celles-ci leur permet d’exister et de prendre cette forme.

La bonne chose est que l’on vit pleinement ces relations. Tout n’est qu’expérience et enrichissement des autres.

Mais il y a un mauvais côté: chacun sait que cela ne durera pas. Et il faut faire avec. Comme un snap, cette relation sera finie plus rapidement que vous ne le pensez. Si l’autre n’est pas en train de préparer son départ, c’est vous qui l’êtes.

Cela créé ce que j’appelle ici les snapchat memories.

Note: Je ne suis pas certain que c’est ce à quoi faisait référence mon ami dans son post Facebook, mais j’ai trouvé que c’était un bon moyen de parler de cette façon de vivre les relations que l’on vit.

Les sessions “Qu’est-ce que je suis en train de construire?

Si vous voyagez à long-terme, vous êtes toujours sur la route. Vous n’avez pas beaucoup de temps, donc vous ne prenez pas le temps de réellement réfléchir. Mais quand ce moment arrive, les pensées qui débarquent sont celles-ci: “Mais qu’est-ce que je suis en train de construire avec cette vie?

Le problème est qu’il n’y a pas de réponse à cette question.

La phase de transition

Quand vous partez de l’endroit dans lequel vous êtes depuis un moment, un tas d’émotions vous traversent. Toutes les choses, toutes les personnes que vous avez rencontrées, chaque souvenir remonte à la surface. Cela peut même vous submerger.

Après une période variable (pour moi, c’est le temps d’un mois), le nouvel endroit inconnu dans lequel vous avez débarqué commence à vous appartenir. Vous vivez ici. Et vous devez finalement partir. Dire au revoir.

La potentielle dépression post-voyage

J’ai énormément lu sur les personnes qui reviennent à la maison après une très longue période de voyage et qui se sentent dépressifs.

Je n’en suis pas encore à cette étape de mon voyage, donc je n’ai aucun idée de ce dont il s’agit, mais je sais que parfois, quand je rentre chez moi après une longue période passée à l’étranger, je me sens mal. Très mal.

Je suis entouré de personnes qui admirent mon style de vie (“Oh, mais t’as trop de chance“), mais la plupart d’entre eux seraient au final incapables de la vivre, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus. En fait, au fond d’eux, ils ne comprennent pas du tout ce choix. Ils vivent leur vie dans le modèle sociétal confortable et qui rassure, et c’est très bien comme ça.

Mais cela fait que je ne me sens pas à ma place. Après 2 ans de voyage, ce que j’appelle ma maison n’est plus vraiment ma maison, et ce sentiment est plutôt difficile à vivre.

Ceci est la réalité de la vie de digital nomad. Ce n’est pas un choix facile comme les gens le pensent, et ce n’est en aucun cas une question de chance. La réalité est que c’est un bordel monstre. Logistique, émotionnel, et autres. Mais vous vous en foutez. Parce que vous allez kiffer. So PEACE, LOVE & TRAVEL!